mardi 14 février 2012

à vos marques, prêts, feu!

à partir du mardi 22 février, preuves à l'appui, les artistes de Perspectives mettront le feu au château de Bouc-bel-air, jusqu'au 29 février.

Première exposition de l'année 2012 des
artistes de Perspectives
sur le thème du feu.
Les trois années antérieures, les expositions ont eu pour thème l'eau, la terre et l'air.

Les Preuves du feu

Vernissage le vendredi 24 février à partir de 18h30



horaires
jeudi, samedi, dimanche de 10h - 18h
autres jours 12h - 18h (entrée libre)

Invité
Dominik Barbier

artistes exposants
a.clif - ambi - anger - arinse - bernus - blanche - bled - bogdan - cagliari - chaléas - chan - daumas - deschanel - deste - duguay drouin - fabre - fink - gleizes jm & j - greffe- laude - lemire - mingot - morin - ostrowska - paindessous - pegouret - peltier - rabier - sato - schneider - seghomonian - vallauri - xam.

dessins, installations, peinture, photos, sculptures, vidéos

Perspectives: 06 11 63 66 07
Affaires culturelles: 04 42 60 68 78

On vous espère nombreux, pour une ambiance chaleureuse ...

dimanche 12 février 2012

blanche neige, angelin preljocaj


Blanche Neige, ce n'est pas une allusion à l'hiver blanc que nous connaissons, c'est le duo très émouvant d'un ballet d'Angelin Preljocaj, dans lequel le prince, découvrant le corps inerte de Blanche Neige, ravagé de chagrin, entreprend de danser avec elle...
Le revoyant, j'ai pensé à Orphée accablé d'une douleur qu'il ne peut endurer, se rendant au royaume des morts pour tenter d'en arracher Eurydice :
Avec mon chant
je charmerai la fille de Déméter
je charmerai le souverain des ombres
j'attendrirai leurs coeurs avec ma mélodie
et loin d'Hadès, j'emporterai Eurydice...
Sans doute, dans tous les coeurs endoloris, retrouve-t-on le même désespoir rageur? Car il la malmène, sa Blanche Neige fragile et c'est à ce prix qu'il la ramène à la vie... Peut-être qu'une léthargie fatale à l'amour doit parfois être un peu secouée ?
Mais tout cela n'est peut-être que vain bavardage, chacun se fera sa petite histoire ... sur quelques pas de danse (morte) d'une beauté incroyable, sur une musique de Gustav Mahler.


A retrouver ici, quelques informations sur le ballet Blanche Neige, d'Angelin Prejlocaj (article wikipédia)
Un article Télérama et un entretien avec le chorégraphe, là.

vendredi 10 février 2012

georges guye, VIP ART galerie, marseille

Paysage III avec artiste-randonneur. 2011
bois, grillage et bandes plâtrées
210 x 155 relief variable

Georges Guye
Exposition du 17 février au 19 mars
Vernissage le 17 février à 18h30

VIP ART Galerie
du lundi au vendredi de 14h30 à 19h, le samedi de 11h à 19h
66 rue Grignan, 13001 Marseille
T : 04 91 55 00 11
www.vip-art-galerie.com

J'ai eu l'occasion de présenter le travail de Georges Guye, artiste marseillais dont l'atelier est installé dans le Panier, à quelques rues de la Vieille Charité. C'était au printemps dernier que je lui avais rendu visite. L'article est à relire ICI et des photos prises dans son atelier sont à voir Là.
Là, on pourra lire un article écrit par Jean-Louis Marcos à l'occasion d'une exposition dans la Galerie du Tableau, tenue par Bernard Plasse.
Et puis,un article sur le site de la Galerie d'Alain Paire, incontournable lieu d'exposition à Aix, qui a souvent accueilli les sculptures et les hauts-reliefs de Jo Guye. L'article est illustré de belles photos des oeuvres.
Encore au printemps dernier, il présentait, toujours pour la Galerie Alain Paire, des sculptures en résine, lors du SM'ART à la Baume-les-Aix.


Une exposition que je vous conseille vivement!

mercredi 8 février 2012

rencontres du 9ème art 2012 - aix- edmond baudoin, frédéric pajak

Edmond Baudoin au fil de l'eau


Parmi les expositions qui seront proposées dans le cadre des Rencontres du 9ème art, du 22 mars au 23 avril 2012, festival de bande dessinée et autres arts associés, à Aix-en-provence, j'en attends deux avec impatience. Edmond Baudoin a été accueilli en résidence à Aix. A cette occasion, il a randonné dans les massifs de la région et réalisé au fil de ses dessins dans des carnets de voyage poétiques , une réflexion sur la gestion de l'eau en Provence.
L'exposition, résultat de cette déambulation, sera visible au Centre Aixois des Archives Départementales des Bouches-du-Rhône et à la Biliothèque Départementale du prêt du 2 avril au 23 juin.






Frédéric Pajak Walter Benjamin/Marseille années 40


Jacques Hérold en train de fabriquer des friandises à base de dattes et d'amandes broyées. Dessin de F. Pajak

Frédéric Pajak, montrera des dessins dans la Galerie d'Alain Paire, 30 rue du Puits Neuf, illustrant un aspect moins connu de l'aventure des artistes surréalistes réfugiés à Marseille sous l'occupation : l'aventure des Croque -Fruits, réunis autour de Sylvain Itkine. Sylvain Itkine fut comédien pour Renoir et pour le théâtre, fondateur de la coopérative ouvrière des Croque-Fuits, à Marseille et fréquenta les surréalistes, André Breton, Max Ernst, André Masson à la Villa Air Bel. Résistant, il fut assassiné par la Gestapo. Il faut cliquer ICI pour lire le résumé du feuilleton écrit par Adrien Bosc et illustré par Frédéric Pajak.

Je renvoie également aux articles publiés sur son site par Alain Paire.

-Sylvain Itkine "Diable écarlate" et "Croque-fruits"

-"Au brûleur de loups"

à signaler encore ...

Edmond Baudoin et Frédéric Pajak seront présents pour des débats les 13, 14 et 15 avril à la cité du livre.

à suivre...

bien d'autres expositions à découvrir en cliquant là... parmi lesquelles :

Etranges Impressions

à la Galerie Vincent Berker

et

Louise Lefort

à l'Ecole supérieure d'Art

and more...

mardi 7 février 2012

stuart a.staples et lhasa de sela - that leaving feeling



On retrouvera dans cette chanson, Stuart A. Staples du groupe Stuart A. Staples et les Tindersticks que j'ai déjà eu l'occasion de présenter. Le chanteur est accompagné de Lhasa de Sela.

J'aime beaucoup cette chanson pleine d'humour, d'autres diraient pleine d'auto-dérision, sur la difficulté de partir.... Dans le clip, tous ces petits santons (je veux dire petits sujets miniatures) sont autant de manières de montrer le quotidien banal qui fait notre vie dans laquelle nous sommes comme sur des rails...

Et puis, on peut tout aussi bien écouter la chanson sans rien y comprendre, car la mélodie et les voix sont tout simplement sublimes.

Emouvant de voir le visage heureux et épanoui de Lhasa de Sela, décédée le 1er janvier 2010 d'un cancer du sein. Quelle voix!

Et cette chanson là, c'est encore à M. que je la dois ! Merci à toi Ô.M.

weekend BD à Aix en Provence en avril


un lien facebook pour ceux qui pratiquent ce réseau ....
Sinon on peut aller sur le site des rencontres du 9ème art ICI pour avoir le programme et les lieux d'exposition, les invités etc...
En avril, j'en reparlerai !

lundi 6 février 2012

Wisława Szymborska

Pour donner un visage aux mots du Ciel .....

Wisława Szymborska


Merci à Alain Paire pour la photo de Wislawa Szymborska.

jeudi 2 février 2012

ciel - wislawa szymborska

Alfred Stieglitz - Equivalent - 1930- (photo)
Ciel


Voilà par quoi on aurait dû commencer : le ciel
Fenêtre sans rebord, sans feuillure, sans vitres.
Ouverture et rien d’autre,
mais ouverte largement

Nul besoin d’attendre une nuit sans nuages,
ni de lever la tête
pour regarder le ciel.
Je l’ai derrière mon dos, sous ma main, mes paupières.
Le ciel m’enveloppe fermement,
me soulève.

Les montagnes les plus hautes
ne sont pas plus près du ciel
que les vallées les plus profondes.
Pas un endroit où il y en aurait davantage
que dans un autre endroit.
Un nuage est aussi lourdement
écrasé par le ciel qu’une tombe.
Une taupe n’est pas plus au septième
qu’un hibou qui agite ses ailes.
Une chose qui tombe dans le vide
tombe du ciel dans le ciel.

Fluides, liquides, rocheuses
enflammées et aériennes
étendues du ciel, miettes du ciel
ciel qui souffle et ciel qui s’entasse.
Le ciel est partout
jusqu’aux ténèbres sous la peau.
Je mange du ciel, j’évacue du ciel.
Je suis piégé piégé,
habitant habité,
embrasseur embrassé,
question en réponse à question.

Le diviser en Ciel et Terre
n’est pas la façon idoine
d’appréhender ce Tout.
Ça permet juste de survivre
à une adresse plus précise,
plus facile à trouver,
si jamais on me recherche.
Mes traits particuliers :
admiration et désespoir.

Wislawa Szymborska, De la Mort sans exagérer, traduit du polonais par Piotr Kaminski, Poésie Fayard, 1996, pp. 108 et 109

Florence Trocmé qui a créé et qui anime le site Poézibao, a publié aujourd'hui ce poème de la poétesse polonaise Wislawa Szymborska, décédée ce 1er février à Cracovie. Elle avait reçu le prix Nobel en 1999.
Florence Trocmé signale un article dans l'Express et un autre dans le Point .



Je joins un petit film (en anglais) dans lequel on apprend en quelles circonstances douloureuses, la mort prochaine de sa mère, Alfred Stieglitz commença de porter son regard vers des choses lointaines comme les nuages. La contemplation du lointain pour le détourner des difficultés proches. Il était également assez fasciné par leur puissance suggestive. Il nomma cette série de photographies du ciel, des nuages , Equivalents (1930 - 31).

Disons que je partage avec ce dernier le plaisir de regarder vers le haut : les nuages, mais aussi le ciel car j'habite une région où le ciel n'est pas quotidiennement traversé de nuages ... leur relative rareté n'est sans doute pas étrangère à l'intérêt que je leur porte...
Je devais avoir neuf ans, au printemps, nous avions fait avec mes parents un long voyage en voiture pour aller rendre visite à un frère de mon père qui habitait près d'Orléans. Un après midi, alors que nous roulions en voiture pour aller visiter un de ces châteaux de la Loire, sur une route de campagne assez dégagée, j'ai aperçu dans les nuages un phénomène que je n'avais alors observé que dans les ciels des tableaux des églises, et que j'ai aussitôt nommé, la lumière de Dieu. Des rayons de lumière filtraient à travers les nuages, j'en étais éblouie, je ne pensais pas que cela pouvait exister dans la réalité, je croyais que ce n'était qu'une représentation inventée par les artistes pour suggérer la puissance divine. Je n'avais jamais remarqué ce phénomène naturel jusqu'à ce jour là et de prime abord, je ne savais pas quoi en penser. Quel mystère me révélait-il? Que fallait-il comprendre?
Voilà peut-être ce qui, depuis longtemps, me tient le nez en l'air, je suis très attentive au ciel, je me dis qu'il y a peut-être bien encore quelque chose d'inédit, d'un peu semblable à cette révélation, à y attendre et dont j'ignore l'existence. Ce n'est pas parce que je ne le sais pas que cela n'existe pas...
Avec la poétesse Wislawa Szymborska, on l'aura compris, c'est la contemplation du ciel, de l'air, qui m'a semblé assez proche d'un travail que j'ai réalisé l'an dernier, sur l'air... et pour lequel j'ai beaucoup songé au ciel et à une manière de m'en approcher en peinture.

dimanche 29 janvier 2012

Pablo - max jacob

On vient de me l'offrir, je viens de le lire, il vient tout juste d'être publié. Sur la couverture largement colorée en rouge, un homme que l'on devine confortablement assis, mains dans les poches, costume noir et chemise blanche , fine moustache et traits du visage plutôt insignifiants, si ce ne sont ses yeux écarquillés, larges iris noirs, un regard qui saisit tout, et d'abord nous capte.
Pablo- 1. Max Jacob, album de Julie Birmant et Clément Oubrerie, publié chez Dargaud, laisse comprendre que le personnage principal serait Pablo Picasso, en second lieu, le poète et ami du peintre, Max Jacob, rencontré à Montmartre, quand, à dix-neuf ans, il arrive à Paris, au moment où l'Exposition Universelle ferme ses portes.
En réalité, le scénario de l'album a été travaillé à partir des écrits autobiographiques de Fernande Olivier, modèle qui posa pour de nombreux d'artistes montmartrois, que Picasso rencontra en même temps que Guillaume Apollinaire et Max Jacob au Bateau Lavoir en 1904, dont il peignit plus d'une centaine de portraits . Leur relation prit fin en 1912. On trouve deux livres de Fernande Olivier, Souvenirs intimes, Stock 1933 et Picasso et ses amis, Stock 1945. Ce premier tome, qui sera bientôt suivi de la rencontre entre Picasso et Guillaume Apollinaire, entremêle l'histoire personnelle de Fernande, née Amélie et celle de Picasso à son arrivée à Paris. Les dessins ont la force, le réalisme et tout à la fois l'émotion nécessaires pour nous emporter dans le vivant Paris du début du XXe siècle. Le récit historiquement très documenté est vraiment intéressant pour qui aime à cheminer parmi les artistes de ce début de siècle, il est imprégné des textes poétiquement mélancoliques de Verlaine et Rimbaud :
"Mais, vrai, j'ai trop pleuré! Les Aubes sont navrantes. Toute lune est atroce, et tout soleil amer. L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes. Ô que ma quille éclate! Ô que j'aille à la mer". (Rimbaud)

"Roule, roule ton flot indolent, morne Seine
Sous tes ponts qu'environne une vapeur malsaine
Bien des corps ont passé, morts, horribles, pourris,
Dont les âmes avaient pour meurtrier Paris".(Verlaine)

"Jadis, si je me souviens bien, ma vie était un festin
Où s'ouvraient tous les coeurs, où tous les vins coulaient.
Un soir j'ai assis la Beauté sur mes genoux.
-Et je l'ai trouvée amère. -Et je l'ai injuriée."(Rimbaud)

...

Mais, pourquoi aucune ligne de la main de Max Jacob? Son influence dans la transformation de Picasso, qui, de peintre doué mais un peu "commercial" et "superficiel" devient celui plus réfléchi, plus nostalgique et profond de la période rose qui précède les Demoiselles d'Avignon est bien montrée, la personnalité de Max Jacob est cernée, mais il est vraiment dommage de ne pas le citer.
J'ai aimé cet album à proportion que j'aime ce (et ceux) dont il parle, toutefois, le scénario qui a l'ambition de raconter la vie de Fernande Olivier avant sa rencontre avec Picasso et celle de ce dernier durant les quatre ans qu'il passe à Paris est louable, mais peine un peu à échapper à la confusion des récits rétrospectifs croisés, et les péripéties dans lesquelles se démène la belle Fernande avant d'arriver au Bateau Lavoir ne parviennent pas à m'accrocher autant que celles qui rythment la vie du peintre et de ses pairs. Mais, l'intérêt pour la période et les protagonistes qui apparaissent au fil des pages est tel que l'album se lit avidement.
Malgré des options graphiques très différentes, j'ai pensé à Kiki de Montparnasse de Catel et Bocquet, et à l'instant c'est Gradimir Smudja avec Vincent et Van Gogh ou Le Bordel des Muses (le Moulin Rouge) , qui me vient à l'esprit.
Trois tomes à venir : Guillaume Apollinaire, Gertrude Stein et Georges Braque...
Bonne lecture ... et merci pour ce beau cadeau !

Plus d'informations sur Max Jacob :
Les cahiers de Max Jacob (cliquez )
Le site de l'association des amis de Max Jacob (cliquez)

"Les manèges déménagent,
Ah ! Vers quels mirages ?
Dites pour quels voyages
Les manèges déménagent."


(Pour les enfants et les raffinés - Max Jacob)

Et puis quand même, un lien vers le site des éditions Dargaud, pour une présentation officielle de l'album où on y apprend que Clément Oubrerie sera en dédicace à Marseille à la Réserve à bulles le 28 mars ...à vos agendas!

vendredi 27 janvier 2012