jeudi 23 novembre 2017

Exposition 100 papiers + ou - galerie 200rd10

Samedi soir, 18 novembre, c'était le vernissage de l'exposition 100 papiers + ou -  dans la galerie de  Caty et Raymond Galle.   L'exposition se prolonge jusqu'au 3 décembre, pour les amateurs.


Beaucoup de monde pour ce vernissage.  Dans la grande salle du bas,  Jaimes.  Oeuvres sur papier  en noir et blanc.  Papiers peints à l'huile, découpés et collés. Un travail minutieux et subtil tout en variations, qui captive le regard.

 Pierre Vallauri heureux de montrer son travail exposé dans la grande salle du rez-de-chaussée. On  aperçoit ses grandes compositions sur le mur du fond. Il joue à détourner des objets usuels en papier, en tirant parti de leurs qualités esthétiques et plastiques.  Le blanc, mis en volume,   organisé en grands reliefs monochromes, intrigue et séduit.


 Jaimes,  oeuvre sur papier et peinture à l'huile, en couleur, qui s'avère impossible à photographier  car les fines rayures colorées se mettent à danser dans l'objectif. Toutefois, il s'en dégage une telle force, que je la montre.  Elle est parfaitement à sa place dans cette pièce aux parois brutes. De mémoire, son titre contient le mot "chaotique", qui convient tout à fait à la tension observée dans les rapports colorés. Ci-dessous quelques "close-up" pour se rendre compte du travail de la couleur, mais aussi des pleins et des vides, des reliefs et des ombres. L'oeil est fortement sollicité !

 Jaimes - (détail)
 Ninon Anger,  travaille sur la trace, la texture et l'encrage des papiers. Dans son travail, le papier appelle l'encre, il s'en gorge et restitue sa forme dans l'impression de grands monotypes.  A l'étage, elle expose aussi des livres d'artiste.


 Odile Xaxa.  Pas de crayon ni de matériaux tels que la peinture.  Ici c'est le papier est fibre, abordé comme un textile et l'artiste joue de  fil et d'aiguille pour évoquer par le dessin et les mots, des questions liées à l'humain. On trouve souvent des aphorismes qui établissent un dialogue avec le spectateur..



 Delphine Poitevin, superpose photos et dessins dans une relation si subtile que l'on ne sait plus départager ce qui est reproduction mécanique du réel (photo) et intervention de la main de l'artiste (dessin par dessus la photo).  Ici, elle joue aussi de l'architecture, la présence de grandes baies vitrées qui troublent la perception des images.  Ses oeuvres sont souvent composées d'éléments négligeables ou négligés, des palissades éphémères, des débris, des rebuts abandonnés que le regard tend à éviter, à contourner. Elle les fait exister tout à fait, les souligne de ses traits aussi subtils que des ombres.  Quelque chose de l'ordre du fantastique hante son travail.

Delphine Poitevin: photos glanées auprès d'objets abandonnés sur les trottoirs des villes. Elle choisit de photographier ce qui est aux antipodes de l'objet de valeur, pour faire son oeuvre : les objets que l'on a délaissé, abandonné,  les encombrants.

Quelques semaines encore pour aller voir toutes ces oeuvres qui valent le détour. 
Détails pratiques: 
exposition du 19 novembre au 3 décembre 2017
de 15h à 18h du jeudi au dimanche
et sur rendez-vous : 04 42 24 98 63

adresse:  "Les Lamberts"
200rd10
13126 Vauvenargues

Raymond Galle:
Pierre Vallauri:
Ninon Anger:
Odile Xaxa:
Delphine Poitevin:


dimanche 19 novembre 2017

Nicolas Comment, "Tu t'appelles Sexie"


Nicolas Comment, "Tu t'appelles Sexie", sur l'album Rose Planète, 2015, sur un texte de Marie Laure Dagoit.

Nicolas Comment:
http://www.nicolascomment.com/

Marie Laure Dagoit:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Laure_Dagoit

Nicolas Comment "Camille"


Nicolas Comment, "Camille", sur l'album Rose Planète, 2015

On peut lire avec intérêt cet entretien de Nicolas Comment et  Guillaume de Sardes   dans la revue PrussianBlue: "Nicolas Comment un musicien sous influence"
http://prussianblue.fr/nicolas-musicien-influences/


dimanche 12 novembre 2017

Higelin "Alertez les bébés",


Higelin, "Alertez les bébés", album Alertez les bébés !  1976

Charlélie Couture " Le loup dans la bergerie"


Charlélie Couture, "Le loup dans la Bergerie", album Poèmes Rock -1981

Charlélie Couture "les nuits sont trop longues"

Extrait de la bande annonce du film " Tchao Pantin", 1983

mercredi 8 novembre 2017

The Sparks "Exotic creatures of the deep" part 2


The Sparks, un groupe californien né à Los Angeles en 1968, autour des deux frères  Ron & Russell Mael
"Exotic creatures of the deep" part 2 -  2008



vendredi 3 novembre 2017

Claire Laude, "Errance blanche", photographie (2017)

Claire Laude, Photo "Errance Blanche", Arles Juillet 2017

Il y a des mots qui font naître des images et des images qui suggèrent des mots…

J’ai vu cette photo de Claire Laude, à Arles, à l’occasion des Rencontres Photographiques et de l’exposition « Errance Blanche », à l’étage de la maison qui accueillait FOTOHAUS / PARISBERLIN, 7 rue de la Roquette. On était au début de juillet 2017.


Une photo de dimension moyenne (à vue d’œil, 30 x 40 cm) tirée sur papier brillant avec une marge blanche, épinglée au mur, sans cadre, belle, esthétique, un monochrome blanc.  Le titre de la photo, éponyme à celui de l’exposition « Errance blanche », dit le mouvement, la durée et la couleur.  Errer, verbe d’action signifiant se promener sans but précis.  On oserait lui substituer vagabonder, hésiter… autant d’actions qui intègrent la perception d’une temporalité dilatée, ralentie, qui suggère l’état d’esprit dilettante du sujet de l’action. J’éprouvai pour ces raisons liées à sa définition, une certaine étrangeté à concevoir l’errance comme la répétition d’une forme géométrique aussi régulière que le rectangle… alors je me suis attardée sur cette photo.

La photo est le résultat d’une installation de Claire Laude, dans un squat proche Berlin, il s’agit donc d’un travail caché, d’une intervention « sauvage » dans un espace abandonné, promis à la destruction, qui sert peut-être d’abri provisoire d’ici là. Le lieu choisi est favorable au thème de la photo, empreint de mystère, relativement secret ou plutôt, secrètement investi par des SDF ou des taggeurs qui couvrent les murs d’inscriptions colorées, de signes et de signatures pour dire « moi, j’existe ! ». La photographe œuvre aussi en secret, elle choisit de recouvrir les murs, de les habiller de blanc pour mettre en scène sa photo. Ainsi, la perception « blanche » est le résultat d’un recouvrement de l’espace, d’une disparition du lieu d’origine et des signes vivants qu’il pouvait exhiber. 

Mais en recouvrant elle ne fait pas que cacher, elle donne autre chose à voir.  L’errance est rendue visible par une multiplication de strates, de couches faisant disparaître une réalité pour en imposer une autre. L’ « errance blanche » est non seulement un résultat photographique, mais une action qui s’inscrit dans un espace-temps, un projet de création qui n’est pas re-venir (venir en arrière) à la table rase, ni chercher l’espace vierge, mais recouvrit (tendre par-dessus) le réel et le temps.  Effacer, sans  gommer ni enlever, rajouter (venir par-dessus) en gardant la mémoire du passé, voilée. Traiter le plafond comme un mur, le mur comme un sol, opérer des glissements de matières et de sens, rendre le lieu illisible et inutile, tout à fait artificiel, en faire un objet d’art.  Cet habillage de l’espace par la main de l’artiste tient aussi du travail du peintre, puisque c’est avec des toiles et de la peinture que l’espace est transformé, littéralement changé d’apparence et de destination.

Le lieu photographié est une composition de toiles libérées de leur châssis et peintes en blanc. Les traces des châssis sont visibles, spectrales, elles attestent, si on en doutait, de leur provenance et de leur fonction première. La référence à l’univers du peintre est explicite.  Toutefois, la photographe s’en empare et les détourne vers son projet photographique, habiller le plafond de toiles  blanches, répéter le motif. Avec cette image, le travail du photographe rejoint le questionnement du peintre, comment exprimer dans deux dimensions, au format du cadre, un univers qui existe en trois ?  Pour cela Claire Laude joue, à la manière du peintre Kasimir Malévitch, à superposer des carrés blancs sur fond blanc, générant un espace monochrome. Jouant ton sur ton, le blanc sur blanc perturbe la perception de l’espace réel et lui substitue un espace mis en scène, à proprement parler, un espace artificiel.

Au théâtre, l’acteur qui porte un masque cache une réalité et son identité pour en créer d’autres aux effets cathartiques.  Cette photo est le résultat d’un espace théâtralisé qui vise à  troubler le spectateur, à avoir un effet sur lui. Si je regarde l’espace mis en scène, je vois le cadre de la porte qui est une ouverture qui permet entrées et sorties. Ici, le cadre de la porte, bien visible, signale une échappée, un point de fuite aménagés, possibles.  Mais, l’issue est condamnée par une toile, tout ramène l’œil et la conscience du spectateur à la dimension de l’espace photographique.  Errer, ici, c’est supprimer la possibilité d’une ligne de fuite, c’est ignorer (temporairement) un ailleurs, suspendre ce qui pro-jette (se jette en avant). C’est se heurter au plan du mur, se confronter à la répétition (répétition qui s’entend d’ailleurs dans l’assonance « errance blanche » du titre), c’est être contenu dans l’image, ramené dans la dimension du champ photographique, à cette chambre claire (la chambre de Claire), par opposition avec la chambre noire qui est le lieu du développement de la photographie argentique1, antre du photographe, où la métamorphose s’accomplit.

Florence Laude

Post-scriptum : les photos que Claire Laude réalise sur les lieux précis, prennent en compte leur dimension historique. C’est un aspect  que je n’ai pas beaucoup abordé ici, mais en regardant comment à elle avait travaillé au cours une résidence à Kaliningrad, on en percevra l’importance. Lire ci-dessous le projet de travail à Kaliningrad  en janvier 2017:

1.    1 -   En mémoire, le livre de Roland Barthes, La chambre claire. Notes sur la photographie, Gallimard, 1980
Pour compléter, le site de Claire Laude:
 Des infos sur l'expo "Errance Blanche" d'Arles:




Soap & Skin "Pale blue eyes" ( the Velvet Underground cover)



Soap & Skin en concert à Varsovie en 2013, reprend le titre "Pale blue eyes" du Velvet Underground

Soap & Skin, c'est Anja Franziska Plaschg, jeune artiste Autrichienne.

Son site: http://www.soapandskin.com/
Une page Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Soap%26Skin

Soap & Skin "Vater"




Soap & Skin, "Vater", de l'album Narrow, sorti en 2012