dimanche 21 avril 2019

Donner la main









Joliesse de la main. 
Heurtoir de porte et détail du tableau "Notre-Dame de perpétuel secours", église Saint-Sauveur. Figeac, avril 2019.


dimanche 7 avril 2019

2007, traversée du désert

C'était au mois d'avril, en Tunisie.  Un parcours à pied d'une centaine de kilomètres entre Douz, la porte du désert et l'ancien fort Ksar Ghilane, proche de l'oasis qui était notre point d'arrivée.








































































A peine quelques jours dans le désert du Sahara, que nous avions choisi de traverser à pied (il paraît que les italiens ont une préférence pour la moto et les allemands pour le 4x4 ...),  accompagnés de  Nour, Abdallah, Zied et Achmed, le berger des dromadaires, il était aussi notre boulanger, c'est lui qui fabriquait et cuisait la kesra sous les braises, chaque soir.   Kersa, huile et vache-qui-rit au menu des haltes-repas dans la journée et pour les enfants, un stock de Major, le biscuit préféré de Nils! 
Un jour, un bébé dromadaire est venu rejoindre notre petite caravane et nous avons passé un peu de temps à chercher le troupeau dont il s'était éloigné, pour le ramener vers sa mère, une occasion de comprendre un peu la vie du désert, le métier de berger, de faire un parallèle avec ce que je connais de la vie pastorale. Dans le désert qui s'étend à perte de vue, les touaregs savent se repérer et distinguer des parcelles, qui chacune  porte un nom. Une nuit,  nous avons campé à quelques pas de l'endroit où Achmed était né.  
Pour installer le bivouac on choisit une parcelle avec de la végétation pour que le bétail puisse s'alimenter et pour que nous trouvions du bois pour faire du feu. Parfois Abdallah autorisait les enfants à faire leur propre feu de camp, mais il veillait ensuite à bien enfouir les braises pour que les dromadaires ne risquent pas de se blesser. 
Au premier matin, nos dromadaires avaient disparu ... nous avons attendu qu'Achmed les ramène pour lever le camp, sans eux, impossible de porter tout notre attirail!  Tous les soirs suivant, nous nous assurions que les entraves qu'on leur passe aux pattes étaient bien accrochées, pour que cela ne se reproduise pas.  
Un petit vent de sable, un peu de pluie, des nuits fraîches et de belles journées, c'est le temps du mois d'avril. La fumée pique les yeux  quand la pluie oblige à cuisiner sous la tente ! 
Compagnons de route et amis, Abdallah, Achmed, Alice, Clara, Flo, Fred, Isa, Laurent, Lola, Nils, Nour, Rébecca et Zied.