samedi 2 octobre 2010

sous-bois

exposition de Raymond Galle, à voir au 220 RD 10 du 10 au 31 octobre, tous les jours de 16h à 19h (sauf les lundis et mardis) et sur rendez-vous au 02 42 24 98 63.

Vernissage samedi 9 octobre à partir de 18h30.

Pendant la durée de l'exposition, Raymond Galle accueillera deux classes du lycée Fourcade de Gardanne pour leur faire découvrir ce travail qui ouvre une réflexion de l'artiste sur la question du paysage. Il y a trois ans, à la suite de l'exposition "Lundi Noir" qui abordait des thèmes liés à la crise financière , à l'économie mondiale, il avait exposé pendant quinze jours les oeuvres au lycée même, permettant à toute la population étudiante de rencontrer son oeuvre et de dialoguer avec lui à l'occasion d' ateliers. Cette année, ce sont deux classes qui se déplaceront sur le lieu d'exposition et de travail de l'artiste s'entretiendront avec lui. Je tiens à l'en remercier chaleureusement, ici.

200-RD-10 - Les Lamberts - 13126 Vauvenargues
200rd10@free.fr
04 42 24 98 63

6 commentaires:

pjd a dit…

Info bien notée.
J'irai !

William Blake a dit…

Bravo aussi au prof! Vos élèves ont de la chance.

William Blake a dit…

*Si le soleil et la lune se mettaient à douter, ils s'éteindraient sur-le-champ.

*Ceux qui répriment leur désir sont ceux dont le désir est assez faible pour être réprimé

*L'homme qui ne change jamais d'opinion est semblable à de l'eau stagnante, il engendre les serpents de la raison

*L'imagination n'est pas un état ; c'est l'existence humaine toute entière.

*La prudence est une riche et laide vieille fille à qui l'incapacité fait la cour

*Ce qui est maintenant prouvé ne fut jadis qu'imaginé.

*L'énergie est la joie éternelle.

*Une même loi pour le lion et pour le boeuf, c'est l'oppression.

*Dans un grain de sable voir un monde
Dans chaque fleur des champs le Paradis.

*Les prisons sont bâties avec les pierres de la Loi, les bordels avec les briques de la Religion.

*Le plus timide bourgeon est la preuve qu'il n'y a pas de mort réelle

flo a dit…

A bientôt, Pierre-Jean.

Merci William B. Tous et tout cela vaut bien la peine!

pjd a dit…

J'y suis allé.
Ce sont des sous-bois qui sont montrés dans leur pleine inhumanité.
La nature sauvage, non jardinée, est en effet inhumaine.
Il n'y a pas d'extérieur au monde végétal ; pas de ligne d'horizon, qui nous réfère au ciel ; mais pas de sol qui tienne non plus ; en somme, pas d'horizontales qui puisent indiquer un plan par lequel l'homme puisse s'accrocher à la Terre.
Cela va même plus loin. Lorsqu'il n'y a pas de fond absolu – le ciel – comment les êtres peuvent-ils prendre forme ? Si bien que la vision des végétaux du sous-bois est ici comme reconstruite aléatoirement à partir de taches de lumière et d'ombre.
J'ai trouvé ici la vérité du sous-bois, et cette vérité m'a rappelé que mon rapport au sous-bois ne peut pas être simplement nostalgique.
Rappelons avec Robert Harrison ("Forêts" p. 54, Champs-Flammmarion – 1992) que le mot grec "hylè" qui exprime chez Aristote la nature avant sa mise en forme – la matière – signifiait à l'origine "forêt".

flo a dit…

Il est intéressant d'apprendre que le mot nature se disait par le mot forêt... Dans le Cantal qui se dépeuple, la forêt gagne (ou reprend ses droits) et il paraît que Pompidou quand il avait visité la région ( il y a donc déjà longtemps) avait dit: c'est le poumon de la France. Tout cela pour dire que la forêt quand elle n'est pas travaillée de main d'homme, quand elle n'est pas "un jardin" au sens où l'entend Raymond Galle, nous donne quand même quelque chose de positif: l'air que nous respirons.
Pour avoir écouté Raymond, j'ai entendu qu'il a volontairement effacé la ligne d'horizon (donc le sol) pour ne garder des arbres que leur verticalité pour la relation certainement vers le ciel qui est le siège de la pensée . Mais comme toi, je trouve qu'il est intéressant d'avoir un sol qui est un repère, qui est un ancrage, qui est la base de nos pieds sur la terre. Il y a quelque chose quand on enlève ce qui nous accroche au vivant qui est assez déstabilisant. La pensée seule ne suffit pas... comment penser un arbre sans racines ou des racines dans le vide. J'ai déjà vu des plantes que l'on fait pousser hors sol, cela paraît contre nature ou un peu "monstrueux"....
Comme toi, j'ai me la réalité de la terre à partir le laquelle les arbres poussent ... et si on enlève la terre, comment les arbres pousseront-ils ?