samedi 12 novembre 2011

un film documentaire sur andré nègre



Dans sa maison marseillaise en contrebas du rocher de Notre Dame de la Garde, André Nègre, recevait dimanche dernier des amis, des proches, des partenaires de travail de longue date pour assister à la projection d’un film réalisé par Léa Torreadrado vidéaste-réalisatrice et Alain Louedec réalisateur retraçant sa carrière de restaurateur de tableau, d’encadreur et de galeriste à Marseille dans l’atelier-galerie au 25 Cours d’Estienne D’Orves, au dessus de la librairie-galerie-restaurant des Arcenaulx et des éditions Jeanne Lafitte .

Une des qualités de ce film d’une demi-heure est d’avoir su montrer comment le travail mené par André Nègre, pour promouvoir l’art contemporain à Marseille, des années soixante jusqu’au début des années quatre-vingt-dix s’accompagna de sincères amitiés et de complicité avec les artistes qui lui confiaient leurs œuvres à encadrer et parfois, à vendre. Parce qu’il était passionné d’art et occupait une place où il pouvait aider à la diffusion des œuvres des artistes dont il aimait le travail, il joua un rôle majeur dans la cité phocéenne, d’une manière analogue à celle de Jean-Pierre Alis dans la Galerie Athanor, 5 rue de la Taulière ou de Bernard Plasse avec la Galerie du Tableau, 37 rue de Sylvabelle .


André Nègre et Alain Paire

Dans le film, André Nègre raconte le travail, les rencontres, les artistes et les amis, tels Pascal Verbena, Jean-Jacques Ceccarelli, Pierre Ledda, Yvan Daumas - dont il collectionne les œuvres - et une époque reprend vie… Les amis artistes se succèdent pour témoigner. Jean-Jacques Surian qui commença à exposer à Marseille en 1965 est un témoin précieux pour évoquer la scène artistique marseillaise et son amicale relation de travail avec André Nègre. Il en est de même pour le peintre Claude Langlois, ami d’enfance d’Yvan Daumas - qui fut aussi son professeur d’art - qui commença d’exposer dans les années quatre-vingts. Alain Paire, galeriste à Aix-en-Provence, 30 rue du Puits Neuf, fin connaisseur d’histoire de l’art et de la grande majorité des artistes de la région sait replacer tous ces acteurs dans une perspective historique autant qu’artistique. Le film montre des images de la rencontre d’un peintre et de Léo Ferré pour attester que Marseille attirait les artistes les plus connus, se tenait à l’écoute du monde et rayonnait...


André Nègre et Alain Paire

Si le début du documentaire ouvre sur des considérations assez pessimistes sur la situation de l’art à Marseille aujourd’hui, une décennie après le début d’un vingt-et-unième siècle plombé par les crises économiques, celles-ci me semblent peut-être soufflées par la nostalgie d’une époque et, par le regret d’avoir dû quitter d’une certaine manière la scène, de ne plus en être l’acteur, sans avoir tout à fait eu la possibilité de passer la main et de se reconnaître dans un successeur désigné ou évident.


Deuxième en partant de la droite, Claude Langlois et quatrième, Bernard Plasse.

Je crois pourtant, pour avoir été attentive aux témoignages, pour avoir parlé avec André Nègre , avec les réalisateurs du film ou simplement pour avoir regardé les artistes qui ont été ses partenaires de sa vie professionnelle, et qui d’une autre manière le sont encore, qu’il peut être satisfait et certain d’avoir été avec d’autres –parce que dans ce domaine on ne peut avancer seul - à l’époque où il pouvait jouer un rôle, un de ceux qui ont fait ce qu’il fallait faire et qui ont ainsi construit une histoire de l’art à Marseille qui fait référence internationalement et fournit aux nouvelles générations d’artistes, les identités auxquelles se référer pour se construire eux aussi.


Je voudrais, alors que le film est à peine achevé et cherche ses distributeurs, faire savoir qu’il existe, qu’il est le premier du genre à rendre hommage au travail d’André Nègre et qu’il est en ce sens une pièce maîtresse et indispensable pour témoigner de ce qu’à été la scène artistique marseillaise durant ces quelques décennies. Léa Torréadrado et Alain Louedec souhaiteraient prolonger le travail de documentation amorcé pour réaliser ce film, et dresser un panorama plus large et plus approfondi de l’art à Marseille du début des années soixante à la fin des années quatre-vingts qui ferait l'objet d'un second film.


La bande de la galerie, on reconnaît Pierre Ledda, deuxième figure en partant de la droite et Yvan Daumas, tout à fait à gauche.


Crédits photos: Chris Chappey et Florence Laude

Un article d'Alain Paire à propos du film réalisé sur André Nègre à lire ici

5 commentaires:

pierre vallauri a dit…

J'ai des difficulté à me connecter. Je voulais simplement dire que j'attends avec impatience de pouvoir voir ce film car les artistes cités étaient ceux que je découvrais dans ma formation autodidacte d'"artiste en herbe"
Il me semble que tu oublies cependant de citer en tant que "passeur" , auprès de B. Plasse et J.P. Alis le dénommé Jean Puech qui tenait dans ces années là la librairie /galerie "La Touriale" bd Longchamps à Marseille. Un oubli pardonné tant ton article est passionnant par ailleurs.

pierre vallauri a dit…

Commentaire du commentaire : depuis j'ai vu Alain, qui a sur son site (en archives) un excellent article sur Jean Puech et son rôle sur la scène artistique marseillaise, beaucoup plus lié à l'écriture et à la poésie que je ne l'imaginais.

flo a dit…

Bonjour Pierre,
tu as raison d'en demander plus et je souhaiterais être en mesure de satisfaire ta/ma curiosité et de préparer des articles plus complets.
D'une part, le film ne parlait pas de "la galerie la Touriale" qui est un peu antérieure à la galerie d'André Nègre. Mais on pourrait le faire et comme tu le dis, je me rappelle un article d'Alain Paire à ce sujet, dans lequel il est question de Jean Puech.
Il y avait chez André Nègre des oeuvres de Mélik, Yvan Daumas, Pascal Verbéna et bien d'autres !!! oui, bien d'autres (!) à propos desquels il faudrait écrire et qu'il faudrait montrer.

Alain Paire prépare pour le 1er Décembre une exposition sur Mandin. Voilà qui est aussi très bien !
Après la diffusion du film je me disais que j'allais écrire un article sur chacun des personnages présents ou mentionnés, mais je ne sais pas si j'en aurai la force, ni même le temps, si je veux un peu aussi penser à mon travail personnel et à mes obligations...
Nous verrons ... les rêves et les désirs nous font avancer !

A bientôt et merci pour tes messages et tes lectures curieuses et attentives .

flo a dit…

voilà,j'ai retrouvé le lien vers le site d'Alain Paire qui parlait de la Touriale et de Jean Puech:

http://www.galerie-alain-paire.com/index.php?option=com_content&view=article&id=94:reouverture-de-la-touriale-exposition-de-mela&catid=7:choses-lues-choses-vues&Itemid=6

il suffit de le copier et de le placer dans la barre de navigation pour y accéder

bonne lecture avec les photos de l'époque .

super a dit…

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