jeudi 10 décembre 2015

U2 & Eagles or Death Metal - People have the power ( Patti Smith) 7 décembre 2015 Paris

Envie de partager la fraternité de certains acteurs de la scène Rock. Bono, du groupe U2 a invité hier soir les Eagles of Death Metal à partager leur scène pour chanter ensemble un morceau de Patti Smith, "People have the power". C'était à Paris, à l'Accor Hotels Arena (Bercy), moins d'un mois après les attentats du 13 novembre, triste soir où le groupe EODM se produisait au Bataclan. C'était la première fois que le groupe remontait sur scène. Ils ont aussi chanté "I love you all the time", un titre de leur dernier album Zipper Down. On a du mal à retenir ses larmes, mais le faut-il ? Si le pouvoir est au peuple, que le peuple en use avec coeur et avec des émotions de sympathie et de paix et pas avec la peur.  C'est le sens qui me semble émaner de ce moment extrêmement touchant.

"People have the Power", n'est pas un hymne tout neuf, mais il trouve tout son sens ici ... Ce morceau  ouvre l'album Dream of Life, de Patti Smith, sorti en 1988. Je suis une inconditionnelle de Patti Smith depuis l'adolescence.  On est peut-être dans un moment où on peut entendre les mots qui ont été prononcés,  où l'on a besoin de parler et d'exprimer nos valeurs, ce en quoi on croit pour dessiner le monde dans lequel nous voulons vivre aujourd'hui et demain ... what's wrong with this world  ?  Soyons ensemble pour le redéfinir, pour le redessiner ... Liberté, égalité, fraternité... et si  l'on pouvait grandir vers  un peu plus d'humanité d'avoir perdu tant de vies dans les attentats du mois de novembre.
Peace, Love, Music
& Arts
lets built a world of freedom and better education  

"People have the power", Patti Smith  Dream of Life



Interview de Patti Smith  (concert de Stockholm 1976)

jeudi 3 décembre 2015

The kills - One silver dollar - (cover Marilyn Monroe)


Pour rester dans les belles voix féminines ( et les belles femmes, tout simplement )
la chute est abrupte !

I wanna be loved by you, Marilyn Monroe


Un extrait de Certains l'aiment chaud, de Billy Wilder ( 1959) - avec Marilyn Monroe, Tony Curtis et Jack Lemmon. 

On se souvient de cette chanson: "I wanna be loved by you" .... mais aussi de l'ultime réplique: "Nobody's perfect" ....n'est-ce pas ?

jeudi 26 novembre 2015

Salon du Livre Jeunesse de Montreuil du 2 au 7 décembre 2015

Pour tous renseignements sur cette édition du Salon du Livre et de la presse jeunesse, il suffit de cliquer sur ce lien :  http://slpj.fr/

Je participe au SLPJ , invitée par les éditions L'initiale 
je dédicacerai   Victor, viens voir ! sur le stand de l'Initiale 
vendredi 4 décembre de 15h à 16h
samedi 5 décembre de 14h à 15h et 16h à 17h
 stand B26

Au plaisir de vous y rencontrer  ... 


lundi 23 novembre 2015

Eagles Of Death Metal



"Vive la musique, vive la liberté, vive la France, and vive EODM [Eagles of Death Metal]"





http://www.france24.com/fr/20151118-eagle-of-death-metal-attaques-paris-groupe-bataclan-facebook-hommage-message

dimanche 22 novembre 2015

Blaise Cendras à Aix-en-Provence, article dans le quotidien La Provence

Alors que je viens d'écrire un article pour donner à lire deux extraits de textes de Blaise Cendras, Alain Paire auteur d'un article justement paru ce dimanche dans La Provence, m'en envoie une copie sous format jpeg. J'en profite pour le diffuser.
A noter la mention faite de Gabriel Laurin (en bas de la page), peintre aixois, qui fut ami de B. Cendrars durant les années quarante. 


Blaise Cendrars, L'homme foudroyé, 1945

L'homme foudroyé (1945) est le premier opus d'un ensemble de  quatre récits autobiographiques relatant des événements s'étant déroulés pendant la Seconde Guerre Mondiale. On peut encore lire La main coupée - 1946, Bourlinguer - 1948, Le lotissement du ciel - 1949.

L'homme foudroyé est composé de six parties, j'ai envie  de citer deux textes, ici. L'un est extrait de la fin du premier chapitre "Dans le silence de la nuit", il s'agit d'une réflexion sur l'écriture et le pseudo "Cendrars", choisi par Frédéric Louis Sauser. L'autre vient de la deuxième partie du livre, intitulée "Le vieux port", je retiens une description de Marseille, témoignant des années pendant lesquelles Cendrars a séjourné à Aix et à Ensuès-la-Redonne, sous l'occupation.

Je vous recommande également de regarder ce film ( 1h48), enregistrement d'une soirée proposée au Mucem le 12 novembre dernier. Thierry Fabre s'entretenait avec Olivier Rolin et Jacques Gamblin lisait (très bien) de nombreux extraits de l'oeuvre de Blaise Cendras.

 Cliquez sur le lien pour rejoindre la page du Mucem où le film est proposé.
 http://www.mucem.org/fr/node/3932
A la minute 1h18, on voit un film de François Mouren-Provensal et Alain Paire sur la période, justement, où Cendras était en Provence.  Les images du documentaire sont de très belles archives ! Le film est à voir absolument !


portrait de Blaise Cendras par Modigliani

extrait 1:  "Dans le silence de la nuit"
à Edouard Peisson

"    L'écriture est un incendie qui embrase un grand remue-ménage d'idées et qui fait flamboyer des associations d'images avant de les réduire en braises crépitantes et en cendres retombantes. Mais si la flamme déclenche l'alerte, la spontanéité du feu reste mystérieuse. Car écrire c'est brûler vif, mais c'est aussi renaître de ses cendres.
      Ou ne crois-tu pas, tout simplement, que les marins comme les poètes sont beaucoup trop sensibles à la magie d'un clair de lune et à la destinée qui semble nous venir des étoiles, sur la mer, sur terre, ou entre les pages d'un livre quand nous baissons enfin les yeux et nous détournons du ciel, toi, le marin, moi, le poète, que tu écris et que j'écris, en proie à une idée fixe ou victimes d'une déformation professionnelle ?
               Avec ma main amie
                                  Blaise Cendras.
        Aix-en-Provence, le 21 août 1943 "

extrait 2: "Le vieux port"
2. " secrets de Marseille"

"     Marseille sentait l'oeillet poivré, ce matin-là.
      Marseille est une ville selon mon coeur. C'est aujourd'hui la seule des capitales antiques qui ne nous écrase pas avec les monuments de son passé.  Son destin prodigieux ne vous saute pas aux yeux, pas plus que ne vous éblouissent sa fortune et sa richesse ou que ne vous stupéfie par son aspect ultra-ultra (comme tant d'autres ports up to date) le modernisme du premier port de France, le plus spécialisé de la Méditerranée et l'un des plus importants du globe.  Ce n'est pas une ville d'architecture, de religion, de belles-lettres, d'académie ou de beaux-arts. Ce n'est point le produit de l'histoire, de l'anthropogéographie, de l'économie politique, ou de la politique royale ou républicaine.  Aujourd'hui elle paraît embourgeoisée et populacière.  Elle a l'air bon enfant et rigolarde.  Elle est sale et mal foutue.  Mais c'est néanmoins une des villes les plus mystérieuses du monde et des plus difficiles à déchiffrer.
     Je  crois tout simplement que Marseille a eu de la chance, d'où son exubérance, sa magnifique vitalité, son désordre, sa désinvolture.  Oui, Marseille est selon mon coeur, et j'aime que sise dans une des plus belles assiettes du rivage de la Méditerranée, elle ait l'air de tourner le dos à la mer, de la bouder, de l'avoir bannie hors de la cité ( la Canebière ne mène pas à la mer mais s'en éloigne!) alors que la mer est sa seule raison d'être, de travailler, de s'activer, de spéculer, de construire, de s'étendre, et que tout le monde en vit directement, du plus gros richard de la ville au plus famélique des pilleurs d'épaves.
     C'est qu'à Marseille tout a l'air d'avoir été relégué, la mer, derrière des collines désertiques, le port, au diable Vauvert, si bien que l'on peut aimer jusqu'à ses laideurs: le moutonnement interminable de ses tristes maisons de rapport, ses rues bancales, ses ruelles enchevêtrées, les quelques édifices insignifiants construits sous le IIe Empire ou la IIIe République disséminés de par la ville, les usines neuves et les raffineries et les vieux moulins à huile  semés un peu partout, les palais à l'italienne des nouveaux riches ou leurs villas syriaques prétentieuses, l'outrageant style de Notre-Dame de la Garde et de la Cathédrale, la fausse façade et l'escalier faunesque de la gare Saint-Charles, ou le ridicule du gazomètre de la Viste, ou l'attendrissante silhouette du pont transbordeur pour lequel les Marseillais, qui adorent les diminutifs familiers, n'ont jamais trouvé un petit nom tendre tel que La Toinette, ou La Guêpe, ou La Veuve Joyeuse. C'est que cet immense portique, comme tout le reste, semble perdu en ville et que , réellement, tout cela n'a aucune espèce d'importance. D'ailleurs, personne n'y fait attention. "


Pour en savoir plus sur Blaise Cendras:
http://www.poesie.net/cendrs2.htm
https://fr.wikipedia.org/wiki/Blaise_Cendrars

le site du Mucem
 http://www.mucem.org/fr/node/3932

A propos de Marseille, j'avais recopié un poème de Supervielle, "Débarcadère", écrit en 1922. On pourra le lire dans le fil d'un article à propos des sculptures de Georges Guye en cliquant sur ce lien:
http://imagesentete.blogspot.fr/2011/05/georges-guye.html

Je pense aussi à Marsiho d'André Suarès ( 1931), on trouve des extraits dit par Philippe Caubère sur le site de Mativi:
 http://www.mativi-marseille.fr/les-films/marsiho-par-caubere.html,9,19,0,0,2308,119





Etienne Daho, La peau dure

extrait de l'album L'innocence retrouvée sorti en juin 2013

Etienne Daho, les voyages immobiles ( clip Michel Gondry)


Ce clip "Les voyages  immobiles", chanté par Etienne Daho est réalisé par Michel Gondry en 1992.
L'image et les effets cinétiques sont très impressionnants....

dimanche 15 novembre 2015

"Imagine", de John Lennon - un homme joue ce morceau en hommage aux victimes devant le Bataclan

Samedi 14 novembre 2015, un homme joue "Imagine" de John Lennon (1971), devant le Bataclan. 
Recueillement et tristesse 
Peace and Love 
&
musique Rock et caetera...

"Imagine all the people
Living life in peace...

You may say I'm a dreamer
But I'm not the only one
I hope someday you'll join us
And the world will be as one"